Réunion de la Fed jeudi dernier. C’était d’ailleurs la dernière conférence pour Jerome Powell en tant que président, même s’il va rester membre du board.
Alors, pas de grosse surprise sur la décision, on n’a pas eu de changement de politique monétaire. Par contre, le discours était très attendu dans le contexte actuel, avec les tensions au Moyen-Orient qui commencent à avoir des effets visibles sur l’économie, notamment sur l’inflation.
Puisque là l’inflation PCE remonte à 3,5 % en mars, c’est son plus haut niveau depuis mai 2023, évidemment en raison de la forte hausse des prix à la pompe. Et en parallèle, la croissance reste plutôt solide, autour de 2 % au premier trimestre, et ça c’est essentiellement lié aux dépenses d’investissement dans les domaines liés à l’intelligence artificielle.
Et donc dans ce contexte-là, avec encore beaucoup d’incertitude sur les perspectives économiques, la Fed reste attentiste, elle conserve pour le moment son biais accommodant. Et c’est ça le point vraiment important de cette réunion, c’est qu’on commence à ressentir une vraie division en interne. Il y a trois membres qui ont voté contre le communiqué et puis un membre qui a voté pour une baisse de taux. C’est assez rare que ce soit autant divisé et ça montre qu’il n’y a pas de consensus clair sur la direction à prendre. Donc c’est un environnement assez challengeant pour la prise de position de Kevin Walsh.
Côté BCE pour le moment pas de changement non plus, pas de changement de politique monétaire, mais effectivement on a un ton qui est un peu moins accommodant, une possibilité de hausse des taux en juin si la situation se dégrade sur le front de l’inflation, sachant qu’aujourd’hui l’inflation remonte avec la hausse des prix de l’énergie, on est à 3 % en avril, on était à 1,9 % en février.
Le marché, lui, price toujours trois hausses de taux cette année. Ça nous paraît quand même exagéré, parce qu’on a quand même une croissance qui est déjà en train de ralentir. Et puis au niveau de l’inflation, on n’a pas de boucle prix-salaire. En tout cas, les entreprises restent prudentes, elles n’envisagent pas d’augmentation salariale à ce stade, voire même un ralentissement à moyen terme. Donc pour l’instant, on n’a pas d’effet de second tour. Une hausse de taux de la part de la BCE en juin, ce serait peut-être précipité dans cet environnement-là.
Entretien avec Julien QUISTREBERT, Directeur Général délgué de Tailor Asset Management
Entretien avec Marina GARLATTI, Gérante de portefeuille chez Tailor Asset Management
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