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29/07/2026

Conflit en Iran et publications de la tech : les marchés sous tension

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Iran : le pétrole et l’inflation reviennent au premier plan

On va commencer par le conflit en Iran qui ne cesse de s’arrêter et de redémarrer. Toujours cette incertitude qui, évidemment, pose pas mal de problèmes de lisibilité.

Oui, tout à fait. On a ce va-et-vient, ces allers-retours incessants, le prix du baril évidemment qui fluctue en conséquence. Avec un Brent qui revient à 84 dollars ce matin après quelques jours de pause. De nouveaux tirs ont été effectués par les Iraniens. Et le sujet évidemment sous-jacent, c’est l’inflation. Donc on l’a vu, la BCE a souhaité rester en statu quo après une première hausse. C’est très vraisemblable que le mois de septembre marque une nouvelle hausse de taux si on n’a pas, en tout cas, d’accord signé avec l’Iran. Et puis, très attendue aujourd’hui, la Fed. Alors jusqu’à maintenant, le marché tablait sur un statu quo aussi. On rappelle que la Fed n’a pas encore augmenté ses taux. Là, les probabilités ont légèrement augmenté. On est à 35-40 % de probabilité de hausse de taux aujourd’hui, ce qui serait un peu une surprise puisqu’on était à 16 % encore il y a quelques jours. Voilà, donc c’est vraiment le point clé que le marché va surveiller dans un environnement où on a quelques tensions sur le marché du crédit et notamment sur la tech.

BCE et Fed : quelles conséquences pour les marchés ?

On va revenir aussi sur les banques centrales. On a eu la BCE la semaine dernière, on attend la Fed prochainement. Qu’est-ce qu’il faut retenir, pour commencer, du discours de la BCE la semaine dernière ?

Comme d’habitude, un autosatisfecit sur la politique qui est menée. Christine Lagarde a insisté sur le fait que la politique de la BCE était très lisible pour les marchés. Voilà. Bon, beaucoup d’investisseurs, dont nous, s’interrogent quand même sur l’intérêt d’augmenter ses taux courts dans cet environnement, avec une croissance quand même qui est relativement atone. Voilà. Bon, en tout cas, ils gardent le cap. Ils ont bien noté le fait que le mois de juin, il y avait une détente sur l’inflation. C’est normal puisque le prix de l’énergie avait rebaissé. Donc là, en toute cohérence, si les tensions avec l’Iran se maintenaient, ils devraient augmenter leurs taux au mois de septembre. C’est ce que le marché price. Voilà, nous, de notre côté, on espère qu’ils vont revenir à la raison et se calmer un petit peu là-dessus, puisque c’est de l’inflation importée et ça va être très difficile à juguler en augmentant ses taux directeurs.
Voilà, côté américain, évidemment, c’est la position de Kevin Warsh, qui a été nommé par Donald Trump, qui semble vouloir se détacher un petit peu de sa politique. Donc surprise potentielle sur une hausse des taux qui n’est pas totalement à écarter, comme on le disait au préalable. À surveiller de très près ce soir.

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