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25/03/2026

Guerre en Iran : un espoir de rebond ?

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Un rebond des marchés malgré les tensions géopolitiques en Iran

Pour remettre un peu le contexte, avant ça, on a eu plusieurs séances consécutives de baisse des actions, avec un baril de Bren qui s’est installé au-dessus des 100 dollars. Dans les grandes lignes, Donald Trump avait menacé de frapper les centrales électriques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’était pas réouvert. Évidemment, l’Iran n’a pas voulu céder, il n’était pas même prêt à riposter de la même manière. En plus de ça, il reste la question de savoir si les États-Unis vont envoyer des troupes au sol ou non. Ces éléments renforcent les craintes sur la durée du conflit et ça, ça s’est ressenti sur les marchés. Action, taux, pétrole, même l’or. Effectivement, tout ça s’est retourné très rapidement après le tweet de Donald Trump évoquant des discussions avec l’Iran. Ça a été un mouvement assez fort. Ça a été démenti, ce fameux tweet. Le rebond a perdu en intensité au FID de la journée. Les marchés ont quand même fini en hausse, sachant qu’ils avaient ouvert à moins d’heures. Donc ça envoie un message quand même assez clair, le marché veut rebondir. Alors, il y a des facteurs techniques, on a un positionnement très prudent aujourd’hui des hedge funds avec beaucoup de positions short, ce qui contribue donc à accélérer les rebonds. Mais plus largement, le scénario dominant aujourd’hui reste celui d’une issue dans un délai raisonnable et on a toujours aussi cette idée que les banques centrales seront là si besoin, qui rassure.

Des banques centrales en attente face à l’incertitude inflationniste

Globalement, le message est simple, elles attendent et elles observent. Pourquoi ? Elles ont peu de visibilité sur la durée du conflit, donc c’est impossible aujourd’hui de mesurer l’impact réel sur l’inflation. Alors ce qui ressort quand même assez largement, c’est qu’elles disent être en meilleure position qu’en 2022, pour deux raisons, les taux directeurs sont aujourd’hui plus élevés qu’en 2022, et puis le marché du travail est beaucoup moins tendu, et donc ça, ça leur donne plus de marge de manœuvre. Du côté de la BCE, pas de changement, le taux de dépôt reste à 2%, mais par contre les nouvelles projections sont assez parlantes. L’inflation pour 2026 a été révisée à la hausse de 1, 9% à 2, 6% et à l’inverse, la croissance a été revue à la baisse de 1, 2% à 0, 9%. Dans ce contexte-là, le marché price désormais une à deux hausse de taux cette année pour la BCE.

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